Le Silent 2 Targa

Evolution du Silent Club puis du Silent 2, le Targa est un PUL selon la FAI lorsque le poids de son pilote ne le fait pas dépasser les 220Kg. Conçu pour voler à la masse maxi de 300Kg, sa structure est trop lourde pour échapper à la sévère norme de certification européenne des planeurs CS22. On en arrive à l’absurdité que si l’on veut voler avec ce planeur en Europe, il faille l’acheter en version ULM. A moins de le construire soi même à partir du kit pour obtenir un certificat de navigabilité restreint CNSK.

Il respecte parfaitement les critères de la nouvelle Classe Mondiale de planeur que la FAI met en place: 13,5 m d’envergure, charge alaire inférieure à 35Kg/m2.

Pourquoi le vol à voile européen ne bénéficierait-il pas de la même exemption que l’aviation motorisée qui a bénéficié du statut ULM? ULM, dont le succès indiscutable est en train de sauver les aéroclubs qui ont fait le choix de les intégrer.

Il suffirait de modifier le § g) de l’annexe 2 du règlement CE N°216: remplacer la limitation de 80Kg sur la masse à vide, par une limitation à 300Kg sur la masse totale en vol, qui est celle des ULM monoplace. La présence d’un moteur dans un planeur n’ayant jusqu’à preuve du contraire jamais augmenté la sécurité, il n’y a aucune raison d’imposer la certification CS22 aux planeurs de 300Kg si par ailleurs on permet aux mêmes planeurs dotés d’un moteur de voler sous le régime libéral de l’ULM.

Ainsi le Silent DU, fabriqué en Europe, pourrait-il enfin être utilisé en Europe… et nul doute que son succès inciterait les constructeurs concurrents à concevoir des planeurs de cette classe. Les ingrédients seraient alors réunis pour assurer le succès de la nouvelle classe FAI 13,5m. Sans le vol à voile européen elle serait condamnée au même insuccès que la classe mondiale PW5.